Dans la salle abritant les travaux, on a noté la présence des représentants des administrations publiques en charge des questions économiques, ainsi que celle des organisations de protection des consommateurs. Ce n'est pas un fait du hasard que quelques jours après la prestation de serment, on retrouve les membres de la commission nationale de la concurrence sur les bancs de l'école. Ils répondaient ainsi à l'invitation de l'Omc (Organisation mondiale du commerce) à prendre part à l'atelier national sur la politique de concurrence, le commerce et le développement. Pierre Arhel et Rob Anderson tous du secrétariat de l'Omc basé à Genève sont venus animer cet atelier qui s'inscrit dans la rubrique des activités nationales exécutées au Cameroun pour le compte de l'année 2006. L'atelier en question visait à permettre aux membres nouvellement nommés d'acquérir l'expertise nécessaire pour mener à bien leurs missions quasi -juridictionnelles, d'assistance et de consultation. Il s'est agi également de permettre aux membres des administrations et organismes de s'imprégner de cette importante question qu'est la concurrence comme l'a relevé Mongoléon Diabelle, le secrétaire général du ministère du Commerce à l'ouverture des travaux.
Pour Pierre Arhel, la rencontre de Yaoundé est un exercice pédagogique visant à présenter aux participants les concepts fondamentaux de la politique de concurrence et à permettre d'engager les discussions sur ces concepts et leur application. Les principaux centres d'intérêts comportaient les éléments-clefs de la politique de la concurrence, les ententes nationales et internationales, les abus de position dominante, la mise en œuvre de la politique de la concurrence, les dimensions internationales de la politique de concurrence, les approches actuelles de la coopération internationale et les relations avec le système commercial multilatéral. La concurrence est la situation du marché dans laquelle des entreprises ou des vendeurs, agissant en toute indépendance, s'efforcent d'attirer des clients pour atteindre un objectif commercial précis en termes de bénéfice. Pour le gouvernement camerounais, c'est l'une des garanties offertes par la charte des investissements pour rassurer les investisseurs.
La loi de 1998 qui organise l'exercice de la concurrence au Cameroun, la création de la commission nationale de la concurrence et la tenue de ce séminaire de Yaoundé traduit la volonté des pouvoirs publics à intégrer l'économie libéralisée. Une option est prise à cet effet, celle de favoriser le développement d'une concurrence loyale entre les différents opérateurs économiques, de protéger le consommateur et de créer un cadre sain, propice pour l'épanouissement de l'investissement. Pour parler des pratiques anticoncurrentielles, il faut citer les ententes anticoncurrentielles entre les entreprises, les abus de position dominante et les concentrations.
Joseph Kapo
(Correspondance particulière) |