Qu'on s'en souvienne. Il y a à peine quelques semaines, François Fillon a effectué une visite officielle dans notre pays. Outre les accords de partenariat et de coopération qu'il y a signés, le Premier ministre français, a annoncé l'invitation faite au président Paul Biya par son homologue français, d'effectuer au courant de ce mois de juillet 2009, une visite officielle en France. Une visite que du reste, les spécialistes de tout bord d'ici et d'ailleurs s'accordent à qualifier de temps fort des nouvelles relations Cameroun-France sous l'ère Sarkozy. Et à l'Elysée, on se fait fort de réserver à cet " évènement majeur " en exclusivité, toute son importance en évitant de le diluer dans les manifestations inhérentes à la célébration du 14 juillet.
Et sur les cendres encore chaudes des perspectives heureuses attendues de cette visite de la part des deux pays, s'est superposé un évènement qui incontestablement, en ajoute à l'aura du Chef de l'Etat camerounais : la sortie de l'ouvrage " Le Code Biya " du journaliste français François Mattei qui à l'évidence, s'impose comme un véritable succès de librairie. Un faisceau de lumière projeté sur un Chef de d'Etat qui tout en étant " énigmatique " et " difficilement décryptable " comme devrait l'être tout leader, n'en est pas moins " simple, efficace, clair, direct, précis et concis dans tous les domaines ".
C'en était trop. Il fallait mettre un terme à cette ascension fulgurante que la conjonction des faits confère à la côte de popularité du Chef de l'Etat et à laquelle des sollicitations diplomatiques en série enregistrées ces derniers jours au Palais de l'Unité, confèrent une dimension exceptionnelle. L'Organisation non gouvernementale française Comité Catholique de Lutte contre la Faim et pour le Développement qui doit encore établir la preuve de sa crédibilité est sollicitée pour exécuter la sale besogne. Avec au bout du rouleau, un résultat fait d'un ramassis d'affirmations gratuites d'à priori et du déjà entendu. On ne se refait pas même avec la caution morale de l'Eglise Catholique vainement recherchée.
Comme il fallait bien s'y attendre, des interrogations fusent de toutes parts. Simple coïncidence ? A qui profite la manœuvre ? En attendant d'y voir clair, la réaction des Camerounais de bonne foi, ne s'est pas fait attendre. Spontanée et à la dimension de la forfaiture. Conforme en tout cas au charisme et à la stature du Chef, objet de toutes les attentions selon les réalités spécifiques africaines. L'on en est en fait qu'au début.
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