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On est où là ?

Quand l’ordre veut tordre le cou au désordre
Le continent africain enregistre selon les experts présents à ces assises, près de 600.000 nouveaux cas chaque année.
16 Decembre 2009

Bien de choses ont été dites samedi dernier à Yaoundé à l’occasion de l’assemblée générale extraordinaire de l’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC). Des choses dont certaines étaient connues du public et d’autres moins. Au sein de l’ordre national des médecins du Cameroun, se passaient des choses dont l’orthodoxie restait véritablement à prouver. Il a fallu que disparaisse le Dr Daniel Muna qui jusque-là présidait aux destinées de l’Ordre pour qu’on se résolve enfin à avouer publiquement que « jusqu’ici, le choix des membres du Conseil de l’ordre s’effectuait dans des conditions qui n’étaient consignées nulle part ».
Cette anomalie que réfute tout naturellement tout organe en quête de modernité a été alors corrigée à l’initiative des nouveaux membres admis au sein de l’ordre. Et il est désormais question de mettre en place un « code électoral » à même d’assurer la régularité et la conformité du choix des membres du Conseil de l’ordre. Pour les adeptes de la rationalité scientifique, le moins qu’on puisse dire est que cela n’a pas été fait très tôt.
Doit-on s’étonner qu’avec un organe régulateur fonctionnant dans de telles conditions que se développent parallèlement à la profession des activités à la limite de la légalité et qui n’ont pas manqué d’influer négativement sur le bilan général de l’ordre ? Les exemples en la matière sont nombreux entre l’exercice illégal de la profession par ceux-là qu’on n’hésite pas à appeler « charlatans », la multiplication des cliniques et autres centres de santé clandestins dans nos principales villes, si ce n’est par ailleurs, l’abandon des hôpitaux par les médecins rémunérés par l’Etat au profit des cliniques privées. Le désordre est suffisamment patent pour être souligné à grand trait dans un contexte où les adeptes du Serment d’Hippocrate sont auréolés a priori d’une certaine bonne réputation que leur envient bien d’autres corporations.
Alors vivement que surviennent dans les trois mois à venir, ces élections tant attendues au sein de l’ordre national des médecins du Cameroun et à même alors de conférer à leur blouse passablement ternie, cet éclat qu’elle n’aurait jamais dû perdre.
 
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