
Principal interpellé, le ministre Lazare Essimi Menye des Finances. Préoccupation des députés de la représentation nationale : qu'est-ce qui fait problème s'agissant notamment de la mise en application des ordonnances présidentielles du 7 mars 2008 dont les retombées attendues tardent à se concrétiser ? Plus qu'une simple observation, il s'agit là de l'expression à peine voilée d'une déception.
Le ministre Essimi Menye ne s'est pas embarrassé de formules pour répondre à ces préoccupations relatives à l'infléchissement des prix des denrées de première nécessité avec un accent mis sur le ciment, objet de toutes les spéculations au point de devenir introuvable sur le marché. Dans ce qui s'est posé comme un véritable plaidoyer, le Minfi a relevé tout simplement la demande de plus en plus forte des pays grands consommateurs de cette denrée à l'instar de la Chine et de l'Inde. Faisaient également partie des explications du ministre, un arrêt systématique des exportations de la part de quelques pays producteurs du ciment et le coût toujours prohibitif des transports dû à l'ascension irrésistible du prix du baril du pétrole qui aux dernières nouvelles, a franchi la barre de 146 dollars.
Il reste qu'au-delà du ''ouf '' de soulagement que constitue le débarquement cette semaine au port de Douala de 25.000 tonnes de ciment étranger, se pointe du reste à l'horizon une autre embellie : il s'agit selon le ministre Essimi Menye de la disponibilité à court terme de la ligne de crédit ouverte pour la circonstance par le Cameroun en vue d'encourager les candidats à l'importation du ciment. Avec la conséquence logiquement attendue de l'entrée au Cameroun d'importantes quantités de ciment étranger. La boucle se boucle avec la mise en marche annoncée d'un nouveau broyeur à la Cimencam, innovation appelée selon les propres termes du ministre des Finances à accroître la production de ladite entreprise au-delà de la demande nationale actuelle.
M. K.