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Economie


Les cadres du Mincommerce mieux outillés
Ils viennent de participer pendant trois semaines à un cours régional sur le commerce international afin de mieux affronter les prochaines négociations commerciales internationales.
11 Août 2008
 
C'était à l'initiative du ministère du Commerce, en partenariat avec l'Organisation mondiale du commerce (Omc) et l'Organisation internationale de droit du développement ( Idlo), que cette session a été organisée du 21 juillet au 08 août 2008 à Yaoundé. " A la suite de ce cours organisé par l'Idlo, et l'Omc, on peut considérer que la diversité biologique est une chance pour les nations africaines. Ses ressource pourront permettre aux populations d'accéder aux nouvelles formes de richesses grâce à une répartition juste entre les pays du Sud et ceux du Nord ". Ainsi s'exprimait récemment à Yaoundé Laurent Manderieux, un consultant international. Selon ce derneier, " la diversité biologique est un élément essentiel dans les négociations qui viennent de s'achever à l'Omc à Genève. C'est un des points essentiels de l'argumentaire des pays en développement, pour un équilibre généreux qui est établi, qui est en voie d'être trouvé ". A ce sujet, quatre options sont présentées par les pays en développement d'une part, et d'autre part par la Suisse, l'Union Européenne, les Etats-Unis d'Amérique .Ces solutions ont des mécanismes différents pour un partage de ressources. Aussi, regrette t-il, " nous ne savons pas encore quel sera le mécanisme choisi. Nous devons considérer comme favorable le mécanisme d'un juste partage de richesse pour une relation harmonieuse entre les peuples ". Le " plus possible " aux pays en développement également est une source de juste partage de richesses, de paix et de relations harmonieuses entre les peuples. Le secrétaire général du ministère du Commerce, Mongoléon Diabelle, représentant du Mincommerce à la cérémonie de clôture des travaux le 08 août 2008 a salué l'engagement des participants à s'approprier désormais les techniques des négociations commerciales internationales.
Il faut dire que le programme de Yaoundé a été organisé dans le but de renforcer les capacités institutionnelles des cadres du ministère du Commerce, de les préparer pour les difficiles négociations en cours relatives au cycle de Doha, de bien comprendre les enjeux de chaque accord multilatéral, de chaque accord de l'Omc, d'apprécier les liens entre ces différents accords. Il s'agit également d'appréhender les conséquences de ces accords sur le développement, et de voir comment se servir de ce système multilatéral du commerce pour promouvoir les politiques de développement, les insérer dans la stratégie de développement de chaque pays. Au sujet du déroulement des travaux, les participants originaires des onze pays africains se sont d'abord penché sur une vision d'ensemble du système multilatéral et l'état des négociations qui se sont tenues pendant neuf jours à Genève. Celles-ci ont connu un blocage. On a fait le lien avec les accords agricoles parce qu'il y a les aspects concernant les ressources naturelles, les ressources génétiques et les savoirs traditionnels, qui peuvent intéresser les pays comme le Cameroun. Le Cameroun était du reste représenté aux travaux de Genève par Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre du Commerce.
Au sortir de ce cours, les participants sont désormais dotés d'une aptitude de lecture plus claire sur ces différents accords qui ont été négociés depuis longtemps. 94 ont été signés mais sans une grande connaissance de cause affirme l'experte. A présent, les conséquences sont là et on doit comprendre quelles sont les possibilités des manœuvres des pays en voie de développement, les insérer dans une économie en évolution rapide. Les économies des pays en voie de développement sont basées sur les productions agricoles. Ce secteur agricole qui n'est pas encore très transformé nécessite des partenaires pour sa transformation. Les prix des produits agricoles sont très instables, ce qui s'explique par la crise alimentaire mondiale que connaissent actuellement plusieurs pays. De plus en plus, les pays vont dans la société du savoir. On passe ainsi de la société agricole à la société industrielle dans les pays les moins avancés (PMA) qui devront sauter cette étape pour s'insérer dans la société du savoir, la société du service, de l'information et de la communication.

Joseph KAPO
(Correspondance particulière)
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