Qu'est qu'on peut retenir de la dernière assemblée générale de la Mubase ?
Je ne vais pas cacher la satisfaction générale des femmes de la mutuelle. Aujourd'hui, l'on relève que plusieurs d'entre elles n'ont pas été sensibilisées. À partir de ce baptême officiel, je pense que cela permettra aux volontaires de se rapprocher davantage de nous. Ma descente sur le terrain nous a permis de nous poser toute sorte de questions. Et on a eu des réponses dans une totale harmonie.
Vos objectifs ont-ils été atteints ?
Oui, ils ont été atteints. Je vais continuer à travailler avec leur concours. Par rapport au but poursuivi évoqué dans mon discours, afin d'attirer d'autres qui traînent encore le pas. Nous voulons devenir une véritable mutuelle, un regroupement fort pour faire entendre nos doléances, tout ce que nous avons comme problème. Vous savez, les femmes bayam selam dans le temps se croyaient oubliées, perdues, qu'on ne les prenait pas en compte. Nous sommes aujourd'hui pris en compte grâce à la volonté de l'actuel ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana.
Vous parliez de l'installation des délégués départementaux ?
Oui, nous avons profité de la cérémonie pour le faire. Vous savez que les départements sont ignorés. La région du Centre par exemple est grande comme vous le savez. On ne pouvait pas procéder à l'installation jour pour jour des responsables de tous les départements. Les dirigeants des bureaux du Centre, du Mfoundi ont été installés et il leur a été demandé de se réunir au sein de la grande installation du bureau régional pour mettre en place une structure forte.
Ces principaux bureaux mèneront-ils les mêmes activités ?
Bien sûr ! Ils prennent le relais d'autant plus que la présidente que je suis ne peut être partout au même moment. C'est ce relais que prend le bureau régional au sein des marchés. Par exemple, le bureau du Mfoundi aura pour mission de recenser tout ce qu'il y a comme marché. Actuellement, notre principale attente est la recherche d'une sécurité sociale. Nous voulons l'entraide, la solidarité, et promouvoir nos produits et pouvoir vendre partout.
Quels conseils pouvez-vous donner aux femmes bayams selam ?
Je demanderai à nos sœurs qui sont encore en retrait de se rapprocher de nous et de prendre l'information réelle parce que quelques unes se perdent dans de multiples associations, alors qu'il y a une structure bien nommée Mubase nationale du Cameroun. L'adhésion qui est gratuite est conditionnée néanmoins par le paiement d'une somme de 5 000 FCFA pour l'obtention de la carte de membre. Elle permet de vous identifier dans le cadre de cette activité des revendeuses que nous menons.
Propos recueillis par
Joseph KAPO |