Le Libéral |
Hebdomadaire d’informations
générales et de débats
B.P. 5991 Nlongkak Yaoundé,
Siège : Rue CEPER,
en face Les Chérubins
Tél.: (237) 22 20 13 55
Directeur de publication
François Ebele
Rédacteur en chef
Abraham Ndjana Modo
237 77 52 40 66
Secrétaire de Rédaction
Tetteh Armah
237 99 28 67 39
Chef Desk Douala
Olivier Kebega
Rédaction
Abraham Ndjana Modo
Hélène Bikaga
Eugène Philippe Bela
Lucien Tchaptchet
Jacques Assou Nguina
Suzanne Zogo
Maxence Kotto
Danièle Assouzoa
Yvette Mbogo
Marcien Nkogo Correspondant Europe
Eric Durand
Saisie
Simon Zibi
Graphisme
Jean-Aimé Essama
237 99 59 87 82
Commercial
Roger Ngaguen
Impression
MACACOS (Douala)
Tirage
5000 exemplaires
Distribution
MESSAPRESSE |
| |
|
|
Plus d'un milliard pour
la filière avicole
La convention d'appuis directs aux accouveurs signée jeudi dernier entre le Minepat et l'Ipavic vise à relancer la production dans ce secteur sinistré en 2006 par la psychose de la grippe aviaire.
15 Juillet 2008
|
| |
Le ministère de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire (Minepat) est résolument engagé dans une stratégie visant la diversification de l'économie nationale. Pour ce faire, l'objectif visé est de procéder au développement des pôles économiques et des filières porteuses de croissance et d'emplois. Ainsi, le programme établi par ce département stratégique prévoit pour l'année 2008, la relance d'une dizaine de secteurs d'activités, y compris la filière avicole. En effet, à cause de la psychose de la grippe aviaire, ce secteur a durement été sinistré en 2006, une situation elle-même consécutive à une importation massive des poulets congelés au Cameroun. Les conséquences au niveau des composantes de ce secteur furent très dévastatrices avec une baisse de près de 70% de la consommation de poulet. Les pertes ont ainsi été estimées à près de 3 milliards de Fcfa selon l'Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic).
Aujourd'hui, le sourire peut renaître dans une filière qui du reste, a un potentiel constitué de 8 000 exploitations modernes, artisanales et familiales. La signature de la convention d'appuis directs aux accouveurs signée entre le ministre de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire, Louis Paul Motaze, et le président de l'Ipavic Ahmadou Moussa prévoit deux principaux volets. D'abord, le gouvernement accorde d'ici la fin du mois, une subvention à l'importation des œufs à couver pour un montant de 221,3 millions de Fcfa. Ensuite, pour leur permettre d'importer les parentaux, les pouvoirs publics mettent à leur disposition un crédit d'un montant de plus de 985 millions de Fcfa, sans intérêts et avec un différé de 18 mois, pour l'importation des parentaux, et dont seuls 65% seront remboursés.
Pour sa part, l'Interprofession avicole s'engage à approvisionner suffisamment le marché camerounais de poulets de chair à l'échéance de décembre 2009. Il s'agit en plus d'écouler ce produit à un prix de 2 200 Fcfa (poulet de 1,8 à 2 kg). A terme, le soutien du gouvernement vise à reconstituer un cheptel des parentaux/reproducteurs au plus tard en décembre 2009, afin de ne plus recourir à l'importation des œufs à couver. En fait, ce financement total de 1,206 milliard de Fcfa, première phase du plan de relance de la filière avicole nationale en sept points, a été élaboré avec l'appui de Comité de compétitivité, de l'Ipavic et des plusieurs administrations et validé par le Premier ministre, chef du gouvernement. Au terme de la phase de relance de la production nationale, il sera procédé à d'autres étapes qui concernent la facilitation de l'approvisionnement en maïs, la création d'unités d'abattage, de transformation, de conditionnement et de stockage etc.
C'est au final une action concrète, telle qu'on aimerait voir entre le secteur public et le secteur privé, appelé plus que jamais à devenir le véritable moteur de la croissance. Placé au troisième rang des producteurs avicoles en Afrique subsaharienne, le Cameroun peut potentiellement devenir un exportateur de poulet à l'exemple d'un pays comme la Tunisie pour lequel le secteur avicole est le deuxième employeur après l'Etat. Dans cette relance, le secteur avicole pourrait alors contribuer à hauteur de 280 milliards de Fcfa dans la formation du produit intérieur brut du pays. La matérialisation de la politique des " Grandes ambitions " prescrite au gouvernement par le chef de l'Etat, à travers la croissance et la réduction de la pauvreté est en bonne voie.
Abraham NDJANA MODO
|
|
|
Dernier Numéro |
 |
|
|
|
| |
Dessin de la semaine |
|
Publicité |
| |
| |
| |
|
Un expert de l'ONU attire l'attention
sur la pollution High-Tech
Lire...
|
|