En dehors du recteur de l'université de Douala, le Pr. Bruno Bekolo Ebé, tout le reste de la grande famille des universités d'Etat s'est retrouvée le 30 juillet dernier dans la salle des conférences du Minesup, autour du ministre de l'Enseignement supérieur, le Pr. Jacques Fame Ndongo. C'était à l'occasion de la tenue des toutes premières assises du comité d'orientation et de suivi de l'Ong Sup-Développemnt Cameroun. Il s'agissait essentiellement de plancher sur les différents aspects liés au fonctionnement de cette structure portée sur les fonts baptismaux le 22 février 2007 et dont le président fondateur est Jean Perrial Nyodog, par ailleurs directeur général de la société Tradex opérant dans le secteur des hydrocarbures. Des accords furent par la suite signés entre le Minesup et l'Ong, entre le Minesup, Camtel et l'Ong et enfin entre Camtel et l'Association des anciens élèves ingénieurs diplômés de l'Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé (Aidepy).
En effet, Sup-Développement Cameroun (le président d'honneur est Victor Fotso) a été créé pour promouvoir les partenariats dans le domaine de l'enseignement supérieur. L'autre objectif poursuivi est d'apporter des appuis à la réalisation des programmes et projets initiés par les acteurs de l'enseignement supérieur. L'argent étant le nerf de la guerre, ces nobles missions ne peuvent aboutir que si l'Ong contribue à mobiliser des ressources financières et matérielles nécessaires à la viabilisation et à l'optimisation du fonctionnement du système de l'enseignement supérieur au Cameroun. Comme l'avait déjà rappelé le ministre de l'Enseignement supérieur il y a un an, le lancement des activités de l'Ong Sup-Développemnt Cameroun est une nouvelle dynamique qui s'inscrit dans la politique des Grandes ambitions, sous l'égide de la loi d'orientation de l'Enseignement supérieur promulguée en avril 2001. Le sous-secteur éducatif a ainsi reçu une mission fondamentale de production, d'organisation et de diffusion des connaissances pour contribuer au développement du pays. Sup-Developpement Cameroun se situe fort heureusement dans ce sillage.
Si l'on peut considérer que le bilan des activités de Sup-Developpemnt Cameroun fait par son secrétaire permanent est encourageant pour l'avenir, il reste que des discussions doivent être menées avec les différentes universités, chacune en ce qui la concerne, étant entendu que toutes n'ont pas les mêmes vocations scientifiques. Cet aspect a été appuyé par le ministre de l'Enseignement supérieur qui par ailleurs, a estimé que le budget de l'Ong doit être ramené à des proportions réalisables. Cela étant, l'on peut se réjouir de l'accord de principe exprimé par les recteurs des universités d'Etat dont les adhésions formelles sont encore attendues, à l'exception de l'université de Dschang. Outre cette dernière institution, l'Ong a déjà formalisé son partenariat avec la société Camtel. En attendant de mobiliser les fonds nécessaires pour les actions à mener, l'on a débattu sur la première soirée universitaire camerounaise en préparation. En définitive, l'objectif de modernisation du système de l'enseignement supérieur, grâce au partenariat Etat/secteur privé/partenaires au développement devrait à terme aboutir à un appui constant au développement.
Abraham NDJANA MODO |