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Cours de vacances : les cours de trop
Nombre de chefs d'établissements scolaires les organisent à la fin de chaque trimestre. Foulant ainsi au pied la réglementation en vigueur pour des raisons financières.
05 Août 2008

Dans notre pays, l'année scolaire est divisée en trois trimestres. Ceux-ci sont entrecoupés de deux périodes d'interruption des classes plus connues sous les vocables congés - du premier, du deuxième trimestre - ou grandes vacances comme c'est le cas en ce moment. Les périodes d'interruption des classes ont été arrêtées pour permettre aux élèves, après trois ou neuf mois de dur labeur de se reposer ou de vaquer à d'autres occupations. Mais de plus en plus, ces congés et/ou grandes vacances ne sont plus respectés par plusieurs chefs d'établissements privés et mêmes publics.
Depuis quelques années, ceux-ci agissent comme si l'année scolaire, qui se déroule pourtant selon un calendrier bien précis, ne comporte pas des périodes d'interruption des classes. A peine un trimestre arrive-t-il à son terme, que ces chefs d'établissements véreux lancent des cours de vacances. Notamment après le deuxième et le troisième trimestre. " Cours de vacances du 31 juillet au 29 août, inscription dix mille francs ". C'est l'annonce qui barre depuis le début du mois de juillet l'entrée de plusieurs établissements scolaires privés en particulier. Conséquence : les grandes vacances, dont la durée est en principe de trois mois, sont réduites à deux voire un mois et demi. De là à soutenir que certains chefs d'établissements scolaires privés ne sont que des hommes affaires, il n'y a qu'un pas que nombre d'observateurs n'ont pas hésité à franchir. Et pour cause, relèvent-ils, les responsables des collèges, instituts qui organisent les cours de vacances ne sont guidés, mus que par des intérêts financiers. Pour eux, seuls comptent les gains à l'issue de ces cours. A l'observation, ces chefs d'établissements scolaires n'ont cure du bien fondé ou du but des congés scolaires.
Face à cette situation qui s'apparente ni plus ni moins à une dérive, les responsables du ministère des Enseignements secondaires (Minesec) ne sont pas restés impassibles. Certaines mesures ont récemment été prises pour que le calendrier qui fixe le déroulement de l'année scolaire soit respecté. Ces cours ont ainsi été interdits dans la province du Littoral par le délégué provincial du ministère des Enseignements secondaires qui, dans un communiqué dit avoir relevé des " dérapages " au sujet du déroulement de ces cours. Le délégué provincial du Minesec a par exemple fustigé le fait que les cours de vacances sont dispensés par des personnes qui ne sont pas qualifiées à le faire à l'instar des étudiants et des bacheliers.
Dans le reste du pays, d'autres mesures sont d'ores et déjà envisagées. Cas de la province du Centre où le délégué provincial annonce que dès la prochaine rentrée scolaire, il n'y aura plus les cours dits de rattrapage les mercredi après-midi et les samedi. Par conséquent, il invite les responsables des établissements publics et privés à tout faire pour que les 6900 heures de cours qui doivent être dispensés le soient effectivement. C'est donc dire qu'au ministère des Enseignements secondaires, l'on affiche une ferme volonté de mettre fin aux cours de vacances. Car les vacances sont une période propice pour l'élève de changer d'idées, de se divertir. Bref de laisser reposer sa mémoire pour être d'attaque au début de l'année scolaire ou du trimestre.

Dieudonné MESIJO

 
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