
Apportant son appréciation un jour, au carrefour des grandes mutations que vécut à une certaine époque sensible le Cameroun, un observateur averti de l'évolution de ce pays, a tenu ces propos d'une éternelle actualité : " … Décennie exceptionnelle grâce à un peuple : le peuple camerounais, altier, entier, déroutant. Ce peuple que nul ne connaît vraiment… résume l'Afrique et que l'Afrique envie. Ce peuple a su acquérir une nouvelle maturité grâce à laquelle, dans un contexte d'exacerbation des singularismes, il dépasse et assure ses diversités sur le mode de l'exemplarité ".
Ce regard d'une clairvoyance prophétique indiscutable se fond magistralement dans ces extraits d'une allocution prononcée le 6 septembre 1991 à Ebolowa par le président Paul Biya lors d'une visite officielle qu'il a effectuée dans la province du Sud " … Au Cameroun, il n'y a ni tribus de gouvernants, ni de tribus de gouvernés. Il n'y a ni régime tribal, ni pouvoir tribal. Il y a un seul pouvoir : le pouvoir du peuple camerounais. Ceux qui par des réflexes et des agissements sectaires, veulent porter atteinte à l'identité camerounaise sont les pires ennemis de notre pays. Un Cameroun fort est un Cameroun uni. Le Renouveau n'a pas de coloration régionale ".
Mises bout à bout, ces déclarations constituent la lame de fond, le message essentiel véhiculé par " SUD AVENIR ", la revue de la Commission provinciale de supervision de la campagne du Rdpc pour le double scrutin du 22 juillet 2007 dans le Sud. Une publication d'une périodicité annuelle (dont les promoteurs souhaiteraient néanmoins qu'elle devienne plus régulière), dont la première édition avait paru le 10 juillet 2007 sous la forme d'une plaquette présentant les acquis du Renouveau dans la province du Sud avec comme objectif avoué, l'animation de la campagne électorale dans la province méridionale.
La 2e édition parue en juillet 2008 et qui selon l'un des promoteurs en l'occurrence, le Pr Jacques Fame Ndongo, membre du Comité central du Rdpc et secrétaire à la communication, " a été enrichie, diversifiée et rendue plus vivante par des témoignages significatifs voire parfois émouvants et des photos prises sur le vif… ", s'appuie sur le discours du président Paul Biya aux populations de la province du Sud le 6 septembre 1991. Et qui tout en félicitant les " Sudistes " pour leur loyalisme n'en a pas moins à l'occasion " stigmatisé, le nombrilisme, le narcissisme et le repli identitaire ". Moralité : le Sud ne peut revendiquer aucun privilège spécifique du fait que le chef de l'Etat en est issu. Ses difficultés nombreuses certes sont également celles des autres provinces que l'Etat aplanit progressivement en fonction des moyens disponibles.
La deuxième édition du " SUD AVENIR " projette du reste un puissant faisceau de lumière sur des " réalisations mémorables " dans les domaines de l'administration territoriale, de la communication et des télécommunications, de la culture, du tourisme et de l'artisanat, du processus démocratique local, du développement rural, de l'éducation, de la santé, tout en donnant la parole à certaines figures emblématiques locales à l'instar de Delphine Medjo (membre du Bureau politique du Rdpc) ou encore de Madeleine Mbono Samba (docteur es lettres et bachelière en sciences expérimentales en 1950 à Nice (France). On n'oubliera pas du reste ces chiffres révélateurs des projets réalisés ou à réaliser dans différentes localités de la province. Tout comme il en existe également pour les autres provinces.
Ainsi se présente " SUD AVENIR ", pour lequel ses promoteurs ne cachent nullement leur intention d'en faire " un véritable organe de presse qui informe, forme et réforme en tant que de besoin… " SUD AVENIR, une initiative qui en appelle à l'engagement des uns et des autres, chacun selon ses compétences. Avec la perspective sans à priori aucun, de bénéficier dans la mesure du possible de l'appui de l'Etat pourvu que cette initiative soit " conforme à l'éthique républicaine ".
T. A.