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Ngaoundéré : l'insécurité routière fait de la résistance"
Des accidents, des blessés et même des morts en dépit de la présence des forces de l'ordre..
11 Août 2008
 

Le décès d'un étudiant la nuit du 4 au 5 août dernier à Ngaoundéré des suites d'un accident de la route vient à nouveau remettre au goût du jour la question de l'insécurité routière, qui malgré les efforts conjugués de la délégation provinciale des transports et des forces de sécurité, fait de la résistance. Parfait Ndayishimiye, étudiant de nationalité burundaise, a été percuté, puis abandonné en pleine route par un véhicule non identifié. Le corps de la victime y passera la nuit, alors que l'accident s'est déroulé seulement à une centaine de mètres du poste de police de Dang.
Cet accident de la route coïncide avec la campagne de prévention routière lancée en ce début du mois d'août dans la province de l'Adamaoua, dans la perspective de la rentrée scolaire et académique 2008-2009. Une campagne qui malheureusement, laisse indifférents de nombreux automobilistes. Malgré la présence des équipes de contrôle à la sortie de la ville, surcharges et autres continuent à " survivre " entre le centre urbain et le campus de l'Université situé à une dizaine de kilomètres, principal axe du trafic des voitures jaunes, contre lesquelles les plaintes des clients n'ont cessé de fuser pour abus. " Une fois le contrôle dépassé, les surcharges recommencent, et nous sommes obligés d'être à six au lieu de quatre clients dans le taxi, souvent même sept ! ", affirme Aminatou Natacha, étudiante à Ngaoundéré. Un taxi a par ailleurs fait une chute de plusieurs mètres au niveau de la falaise de Ngaoundéré mercredi dernier, faisant trois blessés avec le véhicule se trouvait dans un état irrécupérable.
Pour ce qui est de la zone universitaire de Dang, malgré la mise en place des " dos d'ânes " à l'entrée du campus suite aux émeutes menées par les étudiants en 2001 après le décès d'un des leurs, les conducteurs, camionneurs et taximen en l'occurrence, ne donnent pas l'impression d'être dans une zone d'agglomération où vivent un peu plus de dix mille étudiants et autochtones. Ici, l'ouverture du campus sur la nationale N°1 ne se pose pas comme avantage pour les facilités de mouvement, mais apparaît souvent comme un danger où les mesures de sécurité laissent à désirer. Pour les étudiants rencontrés sur le campus de Ngaoundéré, les solutions immédiates seraient d'abord de trouver les moyens d'aggrandir la chaussée entre les deux grands quartiers que constituent la cité universitaire (Bini et Dang) où s'est justement déroulé l'accident du 4 août dernier.
A l'heure actuelle, le corps du jeune étudiant de 23 ans, arrivé au Cameroun ils y'a quelques années, se trouve à la morgue de l'hôpital centrale où les médecins affirment que Parfait a été sans doute percuté par un gros porteur (car de transport ou camion) au vu des nombreuses fractures de la tête et du thorax. L'enquête quant à elle suit son cours.

David Wanedam

 
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