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INTERNATIONAL
ITALIE
Berlusconi agressé par un déséquilibré

Il devra rester une ou deux journées en observation
à l'hôpital, selon son médecin personnel.

16 Decembre 2009
Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a été hospitalisé dimanche soir après avoir été frappé au visage à la fin d'un meeting électoral à Milan, et son agresseur, apparemment un déséquilibré, a été immédiatement arrêté. M. Berlusconi, 73 ans, qui n'a pas perdu connaissance mais dont les photos montrent le visage tuméfié, couvert de sang et ayant apparemment perdu des incisives, devra rester "une ou deux journées" en observation à l'hôpital, selon son médecin personnel, cité par l'agence Ansa.
"D'un point de vue clinique, tout va bien mais il faut une période d'observation d'une ou deux journées", a déclaré le docteur Alberto Zangrillo, également responsable du département anesthésie et réanimation de l'hôpital San Raffaele où a été transféré Silvio Berlusconi, précisant que ce dernier ne devra pas être opéré."Je vais bien, je vais bien", avait dit le chef du gouvernement en sortant de la salle des urgences alors qu'on le transportait dans sa chambre d'hôpital, selon des sources citées par l'agence italienne Ansa. "Le président est apparu secoué et abattu, mais il réagit avec son tempérament habituel", a fait savoir le directeur de la Communication de l'hôpital San Raffaele, selon lequel M. Berlusconi souffre de "contusions importantes au visage, avec une blessure interne et externe de la lèvre supérieure et deux dents fracturées". Une radio pratiquée sur le Cavaliere a également fait apparaître une petite fracture du nez.
L'homme arrêté, Massimo Tartaglia, 42 ans, a été transféré à la préfecture de police. Sur les images diffusées par les télévisions, il a l'air complètement hébété pendant que les policiers l'emmènent en le protégeant de la foule en colère. Selon Ansa, il était soigné depuis dix ans pour problèmes mentaux et était inconnu des services de police. Dans le courant de la soirée, il a été accusé de "blessures aggravées préméditées" après avoir attaqué Silvio Berlusconi avec une statuette représentant le Dôme de Milan, un souvenir pour touristes avec un socle métallique. L'agression s'est produite à la sortie d'un meeting du Parti du peuple de la liberté (PDL) au cours duquel Silvio Berlusconi avait été contesté par des jeunes gens qui l'avaient conspué et sifflé, le traitant de "bouffon".
Le chef du gouvernement avait répliqué en leur lançant avec force à plusieurs reprises : "Honte à vous". Une altercation s'était ensuite produite entre ces contestataires et les jeunes membres du service d'ordre, obligeant la police à intervenir. Le président de la République Giorgio Napolitano a "fermement condamné ce grave geste d'agression". "C'est un geste inqualifiable que je condamne fermement", a aussi réagi Pier Luigi Bersani, leader du Parti démocrate (PD, principal parti d'opposition). Cette "violente agression constitue un épisode d'une singulière et exécrable gravité", a estimé de son côté la Conférence épiscopale italienne, qui a souhaité "un climat culturel plus serein et respectueux" dans le pays.
Son prédécesseur à la tête du gouvernement, Romano Prodi, a "exprimé sa profonde indignation et sa ferme condamnation de ce geste violent" lui souhaitant "un prompt rétablissement". Au cours du meeting, Silvio Berlusconi s'en était pris à la gauche qui sème "la haine et l'envie", aux medias, accusés de répandre "mensonges et calomnies", et aux "juges politisés". Il avait été victime d'une agression semblable il y a plusieurs années à Rome, lorsqu'un jeune homme lui avait jeté le trépied d'un appareil photo, lui ouvrant le cuir chevelu.
AFP
 
 
 
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