Il s’agit, plus que par le passé, à l’aune de certaines échéances institutionnelles telle que la mise en œuvre du processus de décentralisation au Cameroun, de mettre effectivement en exécution, la politique des Grandes Ambitions du chef de l’Etat. Tout en rappelant les projets en cours, dont les taux de réalisation sont acceptables, le Premier ministre Yang Philémon a, devant les députés à l’Assemblée nationale, insisté sur les projets devant prendre corps au cours de l’année 2010. Ces domaines sont : la production énergétique, les télécommunications, les infrastructures, le secteur rural entre autres.
Ainsi, dans le domaine énergétique, le plan de développement du secteur de l’électricité prévoit de tripler à l’horizon 2020, la production actuelle qui avoisine les 1000 mégawats. Il est donc prévu le lancement du processus de construction de la centrale à gaz de Kribi, la construction du barrage de réservoir d’une capacité de 6 milliards de m3 à Lom Pangar. Evalué à environ 120 milliards de FCFA, le barrage devrait permettre d’accroître l’offre énergétique de manière à satisfaire, à moindre coût, les besoins en électricité, pour améliorer la compétitivité des entreprises et soutenir la croissance économique du pays. L’on peut également citer la finalisation des études d’avant projet de construction du barrage de Nachtigal et l’aménagement hydroélectrique de Memve’ele entre autres.
Sur un autre domaine stratégique des transports, la construction du port en eau profonde de Kribi, dont le démarrage des travaux est imminent. D’un coût total estimé à 282 milliards de FCFA, c’est une infrastructure de pointe pour le Cameroun et la sous-région. Il devrait par aileurs entraîner la construction d’un complexe industrialo-portuaire à travers l'exploitation des mines. Par ailleurs, il y a l’aménagement des entrées Est et Ouest de la ville de Douala, ainsi que la pénétrante Nord de la capitale camerounaise.
S’agissant du secteur rural, le gouvernement entend assurer une production durable en quantité et en qualité dans les différentes filières. Les principales composantes sont entre autres le renforcement des capacités de recherche et de production pour la mise à disposition des semences de base de qualité, l’appui à la productivité et à la mécanisation agricole, la formation des exploitants dans l’utilisation d’engins agricoles. Et dans le secteur industriel, il sera question d’aider à la transformation du bois, de réhabiliter, d’aménager et désenclaver les parcs nationaux et les sites touristiques. Par ailleurs, le programme de reconversion économique de la filière banane-plantain, pourrait ouvrir au monde paysan de nouvelles perspectives de développement économique et social, promouvoir la production industrielle de la banane-plantain, moderniser, densifier et diversifier les sentiers industriels de l’arborescence de la filière.
En fait, il s’agit là de quelques projets prioritaires tels que les infrastructures, l’énergie, les transports et communications et la production agricole récemment relevées dans un document du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire. Enfin, le développement des infrastructures, surtout dans le secteur des travaux publics va se poursuivre dans le but de soutenir la croissance économique.
Lucien TCHAPTCHET |