
Depuis qu'il a été porté à la magistrature suprême du Cameroun, le président Paul Biya a toujours fait de la lutte contre la corruption, le principal cheval de bataille de son action politique. C'est alors qu'il inculquera à ses compatriotes, dès sa prestation de serment, les notions de rigueur et de moralisation. La période de la sensibilisation ayant largement fait son temps, il s'est avéré nécessaire de passer à l'action qui consistera à mettre hors d'état de nuire, tous ceux qui, à quelque degré que ce soit, se sont rendus coupables d'atteinte à la fortune publique. A la suite de la valse d'interpellations entreprises depuis une décennie, plusieurs personnalités, parmi lesquelles les plus proches collaborateurs du chef de l'Etat se sont retrouvées derrière les barreaux.
" Ceux qui se sont enrichis aux dépens de la fortune publique devront rendre gorge ". Cette phrase, lancée comme un tocsin par Paul Biya, à l'occasion de l'ouverture du 3ème congrès extraordinaire du Rdpc, il y a trois ans, a fait le tour des rédactions et a traversé les consciences des Camerounais. L'opération " Epervier " est lancée et connaîtra même sa phase d'envergure entre janvier et avril 2008. Le chef de l'Etat est déterminé à défendre résolument l'Etat contre les coups de boutoir des délinquants à col blanc. A la grande satisfaction de la communauté internationale. De hauts fonctionnaires ayant occupé des responsabilités ministériels dans divers secteurs de l'activité nationale, tout autant qu'un directeur général d'uen entreprise parapublique se sont retrouvés face à la Justice. Avant eux, l'on a noté, fait inédit, la mise aux arrêts d'un chef de département en plein exercice de ses fonctions de ministre de la République.
Il s'agit là d'une volonté politique d'envergure dont l'action menée sans relâche, est susceptible de s'avérer salutaire pour le Cameroun, et pour laquelle ces " Ong " de mauvaise augure et autres médias à sensation déstabilisatrice ne se sont pas dérangé pour en faire écho. Aujourd'hui, avec du recul, le problème n'est pas que le chef de l'Etat Paul Biya ait mal acquis des biens ou pas. En plus de 40 ans de fonctions dans les plus hautes sphères de la hiérarchie administrative nationale, ces quelques biens immobiliers peuvent honnêtement s'acquérir, sans que cela fasse l'objet d'une quelconque polémique. Au demeurant, il importe de mieux appréhender le résultat de l'assainissement qui résulte de sa lutte acharnée contre la corruption. Car, c'est à travers un assainissement qui englobe le climat des affaires que les investisseurs de tous les secteurs et de tous les continents peuvent être attirés par la destination Cameroun. Comme l'a dit en substance, l'ex ministre des Transports Issa Tchiroma Bakary dimanche dernier sur les ondes de la Crtv. Faut-il le reconnaître, sous d'autres cieux, la corruption a toujours existé. Et le phénomène ne saurait être l'apanage des Africains et singulièrement des Camerounais. On en veut pour preuve, les révélations faites par un ancien chef d'Etat français, à la suite du décès du président gabonais Omar Bongo Ondimba, et concernant le financement de la campagne d'une élection présidentielle en France. C'est aussi une forme de corruption, comme tant bien d'autres qu'aucune Ong ou presse française n'a jamais évoquée.
En poussant la logique, on peut s'interroger sur le silence complice qu'entretiennent ces organisations non gouvernementales, concernant le dénuement que le continent africain vit aujourd'hui. N'est-elle pas due en grande partie aux pillages systématiques des richesses naturelles dont le continent fait l'objet depuis des siècles, de la part des colonisateurs hier, et aujourd'hui de certaines multinationales ? Cela mériterait pourtant une attention et une mobilisation particulière de la part de ces soi-disant Ong, donneurs de leçons et spécialement expertes en informations calomnieuses.