Que de satisfecit après la visite des installations devant abriter les prochaines dixiades. Le colonel Kalkaba Malboum, président du comité national olympique et sportif a quitté le chef lieu du Château d’eau avec la ferme conviction que Ngaoundéré remplit largement les conditions nécessaires pour organiser une compétition qui va réunir des athlètes venus des quatre coins du Cameroun. “Ngaoundéré est une ville cosmopolite qui a une expérience certaine en matière d’organisation des compétitions d’envergure nationale », avait déjà précisé lé délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Ngaoundéré, quelque temps avant Kalkaba Malboum. Seulement, a insisté Amadou Dawa, “il y a une nécessité de réaménagement des infrastructures sportives en vue de leur opérationnalité ”.
Et c’est justement moyennant ces réaménagements que, selon le colonel Kalkaba, “Ngaoundéré sera totalement prête pour accueillir ces jeux qui auront lieu à partir du 12 décembre 2010 ». Un an jour pour jour avant cette date fatidique, l’occasion a été donnée au président du CNOS, ainsi qu’au président d’honneur, le ministre Hamadou Baba, de découvrir la cinquantaine de membres du comité local d’organisation. Des membres sélectionnés avec rigueur pour leur expérience dans des domaines précis. Ainsi peut-on retrouver les responsables sportifs, des universitaires et des administrations diverses dans les différentes commissions mises sur pied pour l’éclat de ces deuxièmes Dixiades de l’histoire.
Et c’est dans ce même esprit que le ministre du Tourisme, Baba Hamadou, président d’honneur du comité régional du mouvement olympique et sportif, a dit toute l’importance qu’il y a à organiser un tel évènement dans cette région. Car, précise-t-il, le sport et le tourisme véhiculent le mieux l’image positive d’un pays.
Cette journée de travail aura surtout permis au colonel Kalkaba Malboum et à son équipe de dévoiler le logo des deuxièmes Dixiades. Un logo qui, selon les responsables, fait bien ressortir les spécificités propres à la région de l’Adamaoua, tout en maintenant l’esprit sportif que veut véhiculer le mouvement olympique. Des anneaux qui portent deux athlètes, un homme et une femme, et des lauriers, le tout sur un fond orangé.
Si l’organisation de cette deuxième édition des Dixiades a réussi à susciter autant d’intérêt, c’est que l’Adamaoua veut s’illustrer une fois encore comme une région sur laquelle on pourra toujours compter dorénavant. Et c’est pour rappeler sans doute cette capacité que le président national du mouvement a tenu à préciser qu’au milieu des années 60, il faisait déjà partie d’une des délégations des athlètes venus à Ngaoundéré pour les jeux OSSUC. “Comme quoi, Ngaoundéré a une vieille tradition d’organisation des évènements”, renchérit le président régional, Adamou Badjo.
David WANEDAM |