Lorsque François Njelé signe son retour à la présidence de la fédération camerounaise de cyclisme en décembre dernier, il porte les espoirs de la quasi-totalité de la famille du cyclisme national. Espoir de voir la petite reine - autre nom du cyclisme - rayonner aussi bien sur le plan national qu'international. Mais sept mois après son arrivée à la Fécacyclisme, force est de constater que cette discipline sportive se complaît à l'arrière du peloton. Elle a plus ou moins sombré dans la léthargie au point où certains membres de la fédération sont en train de se poser la question de savoir si le retour de l'ancien nouveau président de la fédération camerounaise de cyclisme valait la peine.
Depuis qu'il a été sorti de son oubli par les détracteurs de Fabien Ateba Koungou, son prédécesseur pour reprendre la fédération, François Njelé n'a organisé aucune compétition nationale. Il y a quelques mois, il a voulu bâtir le calendrier de la saison sur la base des compétitions organisées par les ligues provinciales. Mais le président de la fédération s'est heurté à une fin de non-recevoir de ceux des ligues provinciales. Ces derniers ont argué que la fédération ne saurait superposer son calendrier à ceux des provinces. Une position partagée par plusieurs amoureux du cyclisme qui soutiennent que la fédération qui est financièrement mieux lotie que les ligues provinciales ne saurait s'approprier une course organisée par une ligue.
Face à ce refus catégorique, l'équipe de François Njelé semble se contenter d'organiser avec l'appui des pouvoirs publics les compétitions internationales ou d'y prendre part. Parlant des épreuves internationales organisées par la fédération, celle-ci ne devrait même pas s'en vanter. Car à son actif, il n'y a que le sixième tour international du Cameroun couru du 28 mars au 6 avril derniers. Un tour d'ailleurs qui, en raison de nombreux couacs qu'il a enregistrés, n'a laissé dans la mémoire collective aucun souvenir impérissable.
Au sein de la Fécacyclisme, la déception est perceptible. Nombre d'encadreurs techniques expliquent l'attentisme de l'équipe dirigeante par un manque d'imagination et d'esprit d'initiatives. Du coup, ils en viennent à regretter Claude Bernard Messy et Fabien Ateba Koungou, les prédécesseurs de François Njelé, déposés pour diverses raisons. " De par leurs actes et leurs décisions, on sentait que Claude Bernard Messy et Fabien Ateba Koungou étaient des fins connaisseurs du cyclisme. Avec le recul, je pense qu'on aurait mieux fait de continuer avec le président Ateba mais pour des détails, on l'a renversé. Et aujourd'hui, le cyclisme en paie un lourd tribut ", laisse entendre un commissaire de course, visiblement très déçu. Très pessimiste, il affirme qu'il n'y a rien à attendre de la petite reine avec la tenue de l'assemblée générale élective prévue dans quelques mois. Au président Njelé de prouver le contraire. Sinon l'adage selon lequel les vieilles marmites préparent des sauces succulentes sera purement et simplement démenti.
D. M. |