L'on prête à certaines femmes d'avoir, au nom de cette égalité qu'elles revendiquent en toutes circonstances, d'avoir suggéré l'idée. L'expérience amorcée par certains chercheurs, pouvait-on lire dans " Panorama du médecin " a fait long feu. Et pour cause. A en croire ce document, " la seule pilule contraceptive " au masculin ayant jamais vu le jour est en fait une piqûre. Il s'agissait de se faire injecter une fois par semaine une hormone mâle appelée testérone. Il s'agissait aussi de faire une injection sous cutanée de plusieurs produits où l'on retrouve toujours en bonne place, la testérone que nous évoquions tantôt.
Au en croire " Panorama du médecin ", les candidats à ce genre d'expérimentation ne se sont pas bousculés au portillon. Et à raison, car le coup parait incontestablement risqué. Car, précise-t-on, " il faut trois mois de délais pour que la contraception soit réellement efficace et trois autres mois, en cas d'arrêt, pour que le sperme redevienne à nouveau normal ".
Il n'empêche que quelques hommes, ceux-là que le magazine spécialisé a qualifiés d'idéalistes se sont jetés à l'eau, mus par cette volonté de partager avec leur douce moitié toutes les peines qu'elles endurent, y compris, celle liée aux désagréments de la contraception. D'autres justifient leur engagement par des raisons moins avouables : l'idée insupportable qu'une femme puisse " leur faire un bébé dans le dos ". De manière générale, l'enthousiasme n'a pas atteint les sommets. Il est même resté au ras du sol. Le vox pop conduit par " Panorama du médecin " s'agissant d'un échantillon d'hommes âgés de 20 à 50 ans a donné à peu près les résultats suivants : " Je voudrais d'abord m'assurer que cela n'altère pas ma santé ". " La pilule, c'est un truc de nana ", " Pas question, c'est trop contraignant ". " Pourquoi pas, si je suis sûr de ne pas devenir stérile ". Une seule réponse positive sur la trentaine d'hommes interrogés, précise " Panorama du médecin ". Pas du tout coopératifs, ces hommes. Heureusement que la plupart des femmes interrogées dans les mêmes proportions ont préféré gérer elles-mêmes leur contraception au sein du couple.
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